Courir dans le parc de Saint-Cloud

Moi courir ? Jamais !

« Moi courir, jamais ! ». Voilà une phrase que j’entends très souvent. Si c’est ta façon de penser aussi, alors je t’invite à prendre le temps de lire ce qui suit, et j’espère t’offrir un point de vue différent. Je ne demande pas à ce que tu fonces acheter une paire de baskets avant la fin de journée, mais j’aimerais qu’à la fin de la lecture tu ne te demandes plus « mais pourquoi tu cours ? ».

Alors on y va !

Courir, c’est avant tout un plaisir

Évidemment, si je commence par te dire que je ne cours que pour le plaisir et avec plaisir… Non seulement tu ne me croiras pas mais en plus tu pourrais me prendre pour un fou. Alors je vais y aller plus doucement. Laisse moi te raconter cette sortie que je viens de faire aujourd’hui.

Aujourd’hui est un jour qui commence comme tous les autres, après avoir pris le temps de prendre un bon petit déjeuner, je me dirige vers mon travail. Je profite des transports en commun pour commencer à rédiger l’article dans lequel je vous raconte comment s’est passée la course Royale à Versailles.

Ensuite commence la journée de travail, où j’attends avec impatience midi, heure à laquelle je commence à me préparer pour aller courir. Pour moi la sortie commence dès le moment où je me change. Quitter la chemise bien repassée et le pantalon pour enfiler un t-shirt fluo et des baskets bleues. Après ça je me sens léger, autant physiquement que dans l’esprit. Le travail est mis de côté et je me sens prêt à aller m’amuser.

Il suffit de se lancer…

Courir c’est facile, Il suffit de se lancer … Enfin ça, seuls les habitués vous le diront. Mais on sait bien qu’à notre petit niveau il faut parfois se faire violence pour se lancer. Heureusement aujourd’hui, c’est un lancement facile, j’ai tellement envie de courir. Alors je ne réfléchis pas et je me lance. Quand je cours pendant ma pause déjeuner, je commence toujours par deux kilomètres un peu longs. Je traverse quelques rues puis les quais pour atteindre le parc. Et ce sont les kilomètres les plus rapides à l’allée mais les plus longs au retour… C’est un peu le problème quand on court toujours au même endroit, avec des passages que l’on connaît par cœur. C’est pour cette raison qu’aujourd’hui je me lance sur de nouveaux chemins encore inexplorés dans ce si grand parc.

Luttez contre l’ennui, diversifiez vos trajets

Quoi de plus ennuyeux que de se retrouver à faire des tours de piste. Se voir recommencer la même boucle tous les 400 mètres, à n’en jamais finir ? Si tu l’as déjà fait alors tu sais comme moi ce que ça fait de ressembler à un hamster. Pour éviter cela et pour garder le plaisir il est important de diversifier son parcours.

Je me lance en direction du parc. Une fois sur place, au détour d’un chemin je croise un petit groupe de coureurs que je décide de suivre sur quelques dizaines de mètres. Pour ne pas paraître trop étrange, à la prochaine intersection je prends la direction opposée à la leur. Mais là c’est avec surprise qu’au bout du chemin je me retrouve face à une grille fermée. Plutôt que de faire demi-tour je décide de passer à travers bois pour rejoindre un autre chemin qui passe un peu plus haut. Me voilà de nouveau dans la même direction que le groupe que je suivais précédemment. Je recommence donc l’opération en prenant une direction différente de la leur.

Partez à l’aventure en courant

C’est ainsi que j’ai découvert un peu plus le parc. Jusqu’à ce que je me retrouve en dehors de ce dernier. En effet, je suis maintenant dans les rues de la ville, à l’écart des grands axes de circulation. Je ne m’y attendais pas et cette surprise a été aussi dépaysante qu’agréable. Pendant un court instant, je me suis senti comme dans une ville que je ne connaissais pas avec des jardins le long de mon parcours et une architecture qui donnent envie de s’arrêter pour prendre le temps d’admirer. Mais il faut bien retourner travailler à un moment.

C’est sur cette dernière découverte que j’ai donc décidé de rentrer, sans vraiment savoir où se trouvait le chemin retour. J’ai improvisé en fonction de la direction vers laquelle je devais me rendre et après avoir de nouveau coupé à travers bois, je suis retombé sur mes pas. Après avoir retrouvé les allées que je connais le mieux dans ce parc, je décide de faire une dernière petite boucle pour profiter du lieu.

Ne cherchez pas la performace

Parce qu’il y en a marre de ces personnes qui regardent leur chronomètre à chaque kilomètre. Marre des personnes que tu entends biper du poignet à chaque fois qu’ils te doublent, j’ai voulu à ma façon, prendre quelques distances avec la technologie. Ce qui n’est pas évident pour une personne hyper connectée comme moi. D’ailleurs pour cette sortie, comme d’habitude j’ai activé mon traceur anti-vie privée application préférée pour suivre mon activité sportive. Mais j’ai également vissé mon baladeur MP3 (si si, avec des vrais MP3) dans mes oreilles. Ainsi j’avais l’assurance de ne pas entendre ce que mon chronomètre allait m’annoncer à chaque kilomètre. De toutes mes sorties pendant la pause déjeuner, c’est la première fois que je me suis laissé aller librement sans me soucier du temps ni de la distance.

Après avoir achevé la boucle dans le parc, je me lance sur ces derniers kilomètres où la fatigue commence à se ressentir. Mais ma surprise est complète lorsque à mon arrivée, je regarde ma montre pour la première fois depuis le début de ma sortie.

Une preuve de plus que lorsque l’on se lance l’esprit libre, on ne peut que réussir.

Et vous, qu’est-ce qui vous plaît le plus dans la course à pied ?

Voilà mon récit d’une sortie unique qui illustre parfaitement les petits plaisirs qui me donnent envie de courir encore et encore. Et vous, qu’est-ce qui vous fait plaisir et qu’est-ce qui vous freine dans la course à pied ?

Auteur de l’article : Le Couriste

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